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Du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !

J’expliquais récemment au cours d’une conférence que les premiers humains confrontés à de terribles catastrophes naturelles (éruptions volcaniques, glaciations persistantes, inondations fulgurantes, retraits drastique des mers) d’une autre ampleur que le dérèglement climatique actuel dont on nous rabat les oreilles, catastrophes dont ils conservèrent le souvenir dans les mythes fondateurs (épopée de Gilgamesh, déluge de la Bible, Atlantide de Platon) qu’ils transmirent à leurs descendants, furent amenés à constater que le devenir de leurs communautés dépendait grandement de l’observation au sein des groupes, des conséquences des divers comportements possibles ce qui les amena à instituer des règles morales en termes d’obligations (tu dois) et d’interdictions (tu ne dois pas) susceptibles de garantir leur survie.

Ces règles morales (dont par exemple les rites alimentaires) habillées pour être plus facilement respectées d’inspirations religieuses (le besoin du sacré apparaissant très vite dans les sociétés primitives) allaient constituer bien avant l’apparition des premiers monothéismes ce que nous avons appelé la Tradition primordiale.

Or, d’une région à l’autre, ces règles morales qui s’établirent ainsi de façon empirique, furent bien évidemment très différentes (tradition matrilinéaire du Mexique ou de l’Indonésie ou, au contraire, femmes réduites en esclavage dans de nombreux pays d’Afrique ou d’Asie) et ces traditions tissèrent des liens solides inscrits dans les neurones de chaque membre d’une communauté, liens qu’il est bien difficile de rompre, d’où les heurts qui se manifestent lors des flux migratoires actuels forçant des communautés bien différentes à vivre ensemble.

On vit donc au fil des ans se constituer des clans, des tribus, qui finirent par s’unir entre proches pour former des Nations dont certaines, par leur puissance furent ensuite tentées de devenir des empires (Latins, Perses, Français, Anglais, Russes, Ottomans, Américains, Chinois) !

Faisons donc bien la différence entre une Nation formée par et autour d’un Peuple qui s’identifie au sein d’une Patrie et un Empire, témoin de la volonté de domination d’un peuple sur les peuples voisins.

Pour nous ramener à l’actualité, il ne vient évidemment à l’idée de personne de vouloir défendre l’impérialisme russe poutinien et ses attaques inhumaines contre les populations ukrainiennes.

Mais alors que tant de peuples souffrent de la faim, des dictatures, de privations de liberté et de la guerre, voir chaque jour, en plus des pertes humaines irréparables, partir des milliards en fumée face aux besoins immenses insatisfaits de tant de pays sous-développés a quelque chose d’insupportable.

Revenons tout de même un peu en arrière.

Lors de la Révolution du Maïdan, on se souvient que la première décision prise par les putschistes après leur coup d’Etat (que personne à l’Ouest n’a contesté contrairement à ce qui se passe aujourd’hui en Afrique pour la bonne et simple raison qu’il a été fomenté contre le pouvoir pro-russe en place par les Américains) a été d’interdire le Russe comme langue officielle dans les territoires à écrasante majorité russophone (Crimée et Donbass) humiliant bien inutilement les populations lors des démarches administratives quand elles s’adressaient en russe aux nouveaux fonctionnaires ukrainiens !

Les accords de Minsk 2 n’ont jamais été respectés par l’armée ukrainienne et s’il est clair que Poutine n’est pas pour rien dans les résultats écrasants des référendums organisés en 2014 en Crimée puis au Donbass, il n’en reste pas moins vrai qu’une majorité très nette en Crimée réclamait son rattachement à la Russie et qu’une majorité comparable au Donbass aurait voulu s’établir en Républiques séparatistes autonomes.

Il y eut pourtant 14.000 morts de part et d’autre entre 2014 et 2022 ! On connaît la suite !

Bien sûr on peut déplorer l’incapacité de l’ONU à permettre sous son contrôle que soit organisé un référendum conforme aux dispositions adoptées par l’Assemblée générale des Nations Unies le 16 décembre 1966, stipulant que : Tous les peuples ont le droit de disposer d’euxmêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.

Ce droit a incontestablement été refusé aux Ukrainiens du Donbass et aux pro-russes de Crimée.

On aimerait connaître l’opinion des Européens et des Américains devant l’agression honteuse de l’armée azerbaïdjanaise contre les pauvres Arméniens du Haut Karabakh obligés de fuir en masse leur patrie !

Mais il est vrai qu’au vu et au su de tout le monde l’Azerbaïdjan recycle le gaz et le pétrole russe en prenant sa marge au passage !

On aimerait également connaître la réaction des Anglais si les Ecossais adoptaient un référendum d’indépendance et demandaient à rejoindre à nouveau l’UE, des Américains si les Canadiens du Québec rejoignaient le camp des partisans du Québec libre, ou des Français si la Corse décidait de faire cavalier seul !  

Bref, le Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’est pas comme la pile Wonder : Il s’use si l’on ne s’en sert pas !

Pierre Chastanier, 29 Septembre 2023

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