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Et si on repensait l’enseignement des mathématiques !

Dans d’innombrables domaines, nous nous sommes laissés définitivement dépasser par les Américains, les Russes, les Chinois ou les Indiens.

Pourtant dans plusieurs disciplines scientifiques et technologiques notre avance était impressionnante (Nucléaire, Transports, Médecine, …). Mais notre enseignement s’est tellement dégradé en France au cours de ces 50 dernières années qu’on peut dire que nous entrons dans une nouvelle période d’obscurantisme.

Nos compatriotes déformés par ce naufrage de l’enseignement réfléchissent de moins en moins mais ont de plus en plus de convictions sur n’importe quel sujet, ne reposant sur aucun fait scientifique réellement vérifié (les scientifiques eux-mêmes face à des politiques orientés idéologiquement adoptent souvent une attitude de soumission. On l’a vu récemment dans leur succession autosuffisante chaque soir à la Télé pendant le Covid !)

Inutile de discuter, c’est du temps perdu, et tel, à la manière de Lyssenko qui pendant la période stalinienne prônait l’hérédité des caractères acquis, défendra l’idée que les lignes à haute tension engendrent la maladie d’Alzheimer chez les gens vivant à proximité, pendant que tel autre gobera sans discussion toutes les théories du GIEC ou refusera de comprendre que les énergies éoliennes ou la voiture électrique sont des attrape-nigauds…

Difficile de tabler sur un regain de l’intelligence face à tous les « bons à rien » qui se donnent pour mission le sauvetage de la planète sans chercher à faire la part des choses entre le raisonnement scientifique et la réaction affective des adeptes de ces nouvelles sectes du politiquement correct.

Il nous reste peut-être une possibilité.

Au pays des Fermat, Legendre, Lagrange, Laplace, Galois, Poincaré, Monge, et plus récemment Laurent Schwartz et peut-être même Villani, ne serait-il pas possible à l’heure du Big Data et de l’IA de redonner vie à l’enseignement des Mathématiques qui dans un pays pratiquement ruiné par la faute de ses politiques depuis Mitterrand (dette en % du PIB multipliée par 5 depuis 1981), pourrait nous permettre à moindre frais de retrouver un rôle de leader alors qu’en dehors de l’aide qu’elles nous apportent à développer un raisonnement logique et à résoudre des problèmes en trouvant des solutions, elles vont être une des clés du développement de l’informatique à l’heure prochaine des ordinateurs quantiques?   

Mais il faudra pour cela commencer par réfléchir et faire comprendre aux professeurs que développer l’enseignement des Mathématiques ce n’est pas seulement apprendre à coder (les Indiens ou les Chinois le feront toujours pour bien moins cher que nous) mais apprendre à réfléchir, à poser les bonnes questions, à créer des modèles qui permettront de décrire et de prévoir le fonctionnement d’un système au service de toutes les autres sciences et au service des innovations technologiques, à développer l’intuition, l’imagination, la rigueur et le raisonnement.

En Californie, un jeune mathématicien commence avec un salaire de 10.000 USD par mois. Pas étonnant que nos meilleurs étudiants sortis de l’ENS ou de l’X quittent vite la France pour d’autres rivages et remboursent leur pantoufle. Quant au jeune Agrégé de Maths démarrant à 2109 € bruts par mois dans une classe d’élèves souvent médiocres (Merci le Collège unique) quand il ne s’agit pas d’activistes au couteau, il faut qu’il soit un saint pour embrasser cette profession.

Google, Apple, Microsoft, Intel, Facebook et bien d’autres assurent déjà à la Silicon Valley un rayonnement international. Mais il n’est pas trop tard si on le veut vraiment pour développer par exemple autour de Paris-Saclay Université le premier campus mondial dédié spécifiquement aux Mathématiques, quitte à y recevoir, strictement sélectionnés et bien accueillis, les meilleurs étudiants venus du monde entier (d’Europe, de Russie, de Chine, d’Inde, d’Afrique, d’Amérique latine) et les start-up qui y puiseront leurs petits génies.

Loin du formalisme outrancier ou de l’académisme stérile, formons des mathématiciens capables d’apporter des solutions aux immenses progrès technologiques qui restent encore à accomplir.

Un beau défi à la portée de la France.

Pierre Chastanier, 16 décembre 2023

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