Sandbox

Sandbox is a multipurpose HTML5 template with various layouts which will be a great solution for your business.

Contact Info

Moonshine St. 14/05
Light City, London

info@email.com
00 (123) 456 78 90

Learn More

Follow Us

Europe fédérale ou confédérale ?

A-t-on vraiment expliqué de manière claire aux peuples européens qui veulent bien construire l’Europe mais qui restent attachés à l’idée de nation, la différence entre un état fédéral et une confédération ?

La confédération suppose la mise en commun préalable d’activités et de coopérations essentielles et la mise en place progressive de structures capables de les mener conjointement. C’est ainsi que sont nés la PAC, Airbus, Concorde, Ither, Schengen, Frontex et même l’Euro.  

L’UE en revanche après avoir institué un Parlement et une charte comparable à celle d’un Etat fédéral aurait pu aller plus loin jusqu’à développer une diplomatie et une défense communes, mais elle ne l’a pas fait.

Elle repose donc aujourd’hui sur un statut contraignant ni vraiment fédéral ni confédéral car dans une confédération, les accords qui se nouent entre des États préexistants qui restent souverains sont CONTRACTUELS et de ce fait peuvent être dénoncés.

Or depuis le Traité de Lisbonne rejeté en 2005 par les peuples français, néerlandais et irlandais puis extorqué ensuite par des gouvernements dociles, la domination de la Commission européenne ne laisse d’autre solution pour qui veut rompre des accords qui ne lui conviendraient plus (exemple l’accord inique sur l’indexation de l’électricité sur le prix du gaz sauf si, avant le vote, des dérogations ont été exigées et accordées), qu’à quitter l’Union (Brexit) seule façon de rompre les traités !

La France par exemple, victime de la faiblesse de notre Parlement, subit des contraintes que d’autres ont su éviter (Danemark, Espagne, Portugal) et chez nous, les forces politiques souverainistes prennent de plus en plus conscience au moment où les Européistes militent pour incorporer à l’Union une ribambelle d’états en faillite de la nasse dans laquelle nous nous sommes laissé enfermer.

L’Etat fédéral est tout autre chose. Bien que reposant sur des états préexistants il constitue une superstructure qui les embrasse tous sous sa souveraineté et les états initiaux qui s’y sont agrégés sont dès lors réduits à un statut de totale dépendance librement consentie.

Certes la confédération peut préparer l’avènement d’un état fédéral qui apparaîtra alors comme sa consolidation mais, et c’est l’essentiel, cette transformation ne sera possible qu’après une forte adhésion des peuples qui seront prêts à lui obéir avec une totale fidélité, ce qui exigera du temps, des échanges, des mouvements de population, des pratiques linguistiques élargies et une volonté commune solidifiant l’édifice.

La constitution d’un état fédéral ne peut donc se résumer à un acte politique. Il ne peut pour de vieilles nations comme les nations européennes chargées d’histoire, divisées par le souvenir de guerres sanglantes, parlant des langues bien différentes, qu’être l’aboutissement éventuel d’une longue évolution lorsque les échanges éducatifs, industriels et commerciaux, les mariages mixtes, une profonde coopération, les rapprochements fiscaux, sociaux, environnementaux et non une concurrence prétendument libre et non faussée auront préparé les populations SI ELLES LE VEULENT à se ranger sous sa bannière.

Nous en sommes là. Le gouvernement français doit en prendre conscience. Les directives européennes soumises au vote à l’unanimité ne peuvent accepter le passage au vote majoritaire qu’à condition de n’être applicables qu’après ratification par les Parlements nationaux.

J’ai déjà démontré le lien terrible qui existait entre l’Euro trop fort et l’effondrement dramatique de notre déficit du commerce extérieur.

J’ai déjà souligné le choix par la totalité de nos partenaires européens du parapluie américain plutôt que de la coopération avec l’industrie militaire française.

J’ai rappelé l’inqualifiable obligation d’acheter notre électricité au prix du gaz alors que notre programme nucléaire a été sabordé par notre soumission aux Verts allemands

Nous n’en pouvons plus des normes et des accords commerciaux imposés par une Commission vassale du protectorat américain.

Nous sommes les seuls à croire à un couple franco-allemand ce qui fait bien rire nos voisins d’outre-Rhin

Faudra-t-il crier à nouveau un jour : Vive la France libre !

Pierre Chastanier, 15 novembre 2023

Revenir à la liste